Laurence Belrhiti, le body karaté au cœur : DNA du 21.03.219

Juriste, styliste, actrice, marraine d’association… À 26 ans, Laurence Belrhiti accumule les activités. Mais le 23 mars, c’est bien en tant que body karatékate que la jeune femme foulera les tatamis de Bercy pour le 34e festival des arts martiaux.

Laurence Belrhiti enseigne le body karaté le mercredi à Plobsheim. PHOTO DNA Jean-François Badias

Dans le dojo surpeuplé de la Forge à Plobsheim, une trentaine de femmes lancent coups de pied et coups de poing, au son d’une enceinte qui crache une musique de boîte de nuit à 160 battements par minute. « Hey, hey ! » crie Laurence Belrhiti pour donner le tempo. Depuis dix ans, la jeune femme est professeure de body karaté, une discipline nouvelle qui mêle les techniques du karaté traditionnel à la gymnastique aérobic.

Ludique et sans affrontements

Imaginé dans les années 2000 par Catherine Belrhiti (la mère de Laurence), le body karaté a pour objectif d’amener les femmes à la pratique des arts martiaux. « C’est un sport ludique et sans affrontements », détaille l’athlète de 26 ans. Si certains le qualifient d’activité de fitness, ce dérivé du karaté permet tout de même d’apprendre quelques gestes de self-défense. « Depuis le mois de janvier, trente femmes ont succombé aux coups de leur conjoint, alerte la formatrice. Alors si grâce au sport, les pratiquantes prennent confiance en elles et sont en mesure de répondre, pour moi, le pari est gagné. 

Chez les Belrhiti, le karaté est une affaire de famille. « Mon père est 9e  dan, le plus haut grade dans ce sport, et ma mère est double championne du monde de combat. » Pas étonnant, alors, que la fille soit tombée dans la marmite dès l’âge de quatre ans.

Médaillée de bronze en karaté wado-ryu à la Coupe du monde 2010 au Japon, Laurence est surtout six fois championne de France de body karaté. Une discipline en plein essor, qu’elle représente au niveau national lors de galas et de démonstrations. Le prochain rendez-vous ? Le 34e festival des arts martiaux de Paris,le samedi 23 mars à l’AccorHotels Arena. « C’est la première fois que nous serons aussi nombreux, s’enthousiasme-t-elle. 70 body karatékas en même temps, c’est du jamais vu»

94 % de femmes

Styliste, juriste, marraine de l’association UNSED (Union nationale des syndromes d’Ehlers-Danlos) et même actrice… Laurence multiplie les occupations. Même si dernièrement, elle s’est recentrée sur sa passion de toujours. « J’ai eu la chance de jouer dans mon premier court-métrage. » Récompensé au festival Festigious de Los Angeles, The Legend est un hommage à Bloodsport , le film qui a révélé Jean-Claude Van Damme. « Évidemment que ce nouveau travail d’actrice m’amuse, reconnaît Laurence. Mais c’est surtout pour moi un moyen de féminiser les arts martiaux. » Et ça marche ! En France, 94 % des 13 000 pratiquants sont des pratiquantes.

DNA du 21 mars 2019
Laurence Belrhiti Body Karaté
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Les cours de body karaté de Laurence Belrhiti ont lieu le mardi de 19 h 30 à 20 h 30 au gymnase n° 6 du lycée Kléber à Strasbourg, le mercredi de 18 h 30 à 19 h 45 et de 20 h à 21 h 15 au dojo La Forge à Plobsheim et le jeudi de 18 h 30 à 19 h 30 au centre sportif de Geispolsheim.